Après nous le déluge …

Pour rester dans le registre de cette fin du monde annoncée pour le 21 décembre 2012, évoquée dans le présent numéro du Beffroi par Jean-Paul HUART, nous ne résistons pas au plaisir de publier le savoureux texte que nous a adressé par mail notre ami Christian LEIGNEL.

Ne dit-on pas que les grands esprits se rencontrent ?

En 2012 après Jésus-Christ, le 21 mars, Dieu visite Noé et lui dit :

clip_image001–– Une fois encore, la terre est devenue invivable et surpeuplée. Construis une arche et rassemble un couple de chaque être vivant ainsi que quelques bons humains ! Dans huit mois, j’envoie la pluie durant quarante jours et quarante nuits, et je détruis tout !

Six mois plus tard, Dieu retourne visiter Noé et ne voit qu’une ébauche de construction navale.

–– Mais, Noé, tu n’as pratiquement rien fait ! Demain il commence à pleuvoir…

–– Pardonne-moi, Tout Puissant, j’ai fait tout mon possible mais les temps ont changé :

– J’ai essayé de bâtir l’arche mais il faut un permis de construire et l’inspecteur me fait des ennuis au sujet du système d’alarme anti-incendie.

clip_image003– Mes voisins ont créé une association parce que la construction de l’échafaudage dans ma cour viole le règlement de copropriété et obstrue-leur vue. J’ai dû recourir à un conciliateur pour parvenir à un accord.

– L’urbanisme m’a obligé à réaliser une étude de faisabilité et à déposer un mémoire sur les coûts des travaux nécessaires pour transporter l’arche jusqu’à la mer. Pas moyen de leur faire comprendre que la mer allait venir jusqu’à nous. Ils ont refusé de me croire.

clip_image004– La coupe du bois de construction navale s’est heurtée aux multiples associations pour la protection de l’environnement sous le triple motif que je contribuais à la déforestation, que mon autorisation donnée par les Eaux et Forêts n’avait aucune valeur au regard du Ministère de l’Environnement, et que cela détruisait l’habitat de plusieurs espèces animales. J’ai expliqué qu’il s’agissait, au contraire de préserver ces espèces, rien n’y a fait.

– J’avais à peine commencé à rassembler les couples d’animaux que la SPA et WWF me sont tombés sur le dos pour acte de cruauté envers les animaux parce que je les soustrayais contre leur gré à leur milieu naturel et que je les enfermais dans des cages trop exiguës.

– Ensuite, l’agence gouvernementale pour le développement durable a exigé une étude de l’impact sur l’environnement de ce fameux déluge.

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– Dans le même temps, je me débattais avec le Ministère du Travail qui me reprochait de violer la législation en utilisant des travailleurs bénévoles. Je les avais embauchés car les syndicats m’avaient interdit d’employer mes propres fils, disant que je ne devais employer que des travailleurs hautement qualifiés et, dans tous les cas, dûment syndiqués.

– Enfin le fisc a saisi tous mes avoirs, prétextant que je me préparais à fuir illégalement le pays tandis que les douanes menaçaient de m’assigner devant les tribunaux pour « tentative de franchissement de frontière en possession d’espèces protégées ou reconnues comme dangereuses ».

Aussi, pardonne-moi, Tout Puissant ! J’ai manqué de persévérance et j’ai lâchement abandonné ton projet…

Aussitôt les nuages se dissipèrent, un arc-en-ciel apparut et le Soleil resplendit sur la terre.

–– Ainsi donc, tu renonces à détruire le monde ? demanda Noé.

–– Inutile, répondit Dieu. L’administration s’en charge !

Cafougnette

Cafougnette est un héros de la région Nord-Pas-de-Calais, l’équivalent de Tartarin à Tarascon. Il a été créé par Jules Mousseron, poète de langue picarde, et mineur de fond.

D’où vient le nom ? Est-ce une pure invention issue de l’imagination fertile de Jules Mousseron? Vient-il de « cafouillage », terme qui désignait dans le vocabulaire minier du Nord une mauvaise veine de charbon ? Une personne inorganisée se disait également « cafouillette » dans la région de Denain. Certains affirment que Cafougnette aurait été importé par des mineurs piémontais venus au début du XIXe siècle et serait la version française de cafoni qui désigne un paysan rustaud et dont le propos est une cafognetta. Peut-être s’agit-il d’un peu tout cela, et de l’image que renvoie cette sonorité amusante ! Si l’on peut gloser des heures sur son origine, ce nom reste la création originale de Jules Mousseron, qui n’apparaît dans aucun écrit antérieur à l’œuvre de l’auteur.

Les histoires que racontait Jules Mousseron étaient inspirées de mésaventures arrivées à des amis. Pour ne pas les mettre dans l’embarras et leur éviter de fâcheuses moqueries, il remplaçait leur nom par celui de Cafougnette ! C’est ainsi que tous les problèmes du monde s’abattirent sur ce pauvre diable de Cafougnette. Grâce à cela, cet anti-héros s’est imposé aux yeux de tous car on a reconnu en lui l’homme rencontré au marché, à l’estaminet, à la ducasse ou au coin du peignon.

clip_image027_thumb[1] Source Wikipedia.org

Cafougnette suit le convoi d’un enterrement. Un de ses amis le rejoint :

– Alors Cafougnette ! J’ai chu que t’femme cha n’allot pas trop fort ! Commint qu’all’va ?

Et Cafougnette, montrant le corbillard :

– Comme té vos… Tout duch’mint !

***

Cafougnette rentre chez lui avec deux pneus de voiture. Sa femme lui dit :

– T’es pas malate ! A quo qu’cha sert d’rapporter des pneus à l’mason ! In n’a même pas d’carette !

– Et alors ? Ti t’as bin un soutien-gorche !

***

Cafougnette est en train de sculpter une statue de Sainte-Barbe. Un de ses camarades s’approche et le regarde faire.

– Ch’est du boulot, hein !

– Mais nan, innochint, ch’est du quêne !

Cafougnette marche dins ch’désert in portant inne portière ed’carrette. I rinconte inne troupe ed’légionnaires qui li d’minde :

– Pourquoi avoir une portière si loin dans le désert ?

Cafougnette répond :

– Comme cha, quind j’ai caud, i’m’suffit ed’baicher ch’carreau pou avoir d’lair !

***

Cafougnette est victime d’un éboulement au fond de la mine : il est prisonnier dans une galerie avec un camarade.

– Té connos inne prière, ti ?

– Nan, j’n’in connos point !

Cafougnette insiste :

– T’allos pas à l’égliche pou t’communion ?

– Nan !

– Té n’vos pas qu’in va mourir ichi ! Faudrot faire quett’cosse ed’religieux, comme in fait à l’égliche !

– J’ai inne idée… in va faire inne quête !

Sigles mystérieux

Notre quotidien est envahi par les sigles, ces assemblages de lettres qui, la plupart du temps, n’évoquent qu’un vague concept dans nos esprits surmenés. A vouloir tous les déchiffrer nous y perdons notre latin.

Notre ami Christian LEIGNEL, conscient du problème, nous propose un petit mémo qui devrait nous faciliter la tâche…

A N P E Avec Nous Peu d’Espoir

D D E Dix Doigts Engourdis

E D F Équipes De Fainéants

G D F Gars Déjà Fatigués

FORD Fabrication Ordinaire Réparation Difficile

I B M Impression Bloquée Momentanément

N A S A Nous Avions Sept Astronautes

R A T P Reste Assis Tes Payé

ou Râle Autant que tu Peux

S A A B Supérieure Aux Autres Brouettes

S A B E N A Sauf Accident, Bien Entendu, Nous Arrivons

S E A T Saloperie Espagnole Assemblée à Tenerife

CGT Cancer Généralisé du Travail

F I A T Fabrication Industrielle d’Autos Trafiquées

P T T Prends Ton Temps

ou Pantoufles, Tranxène, Tisane

ou Personnel Traumatisé par le Travail

S N C F Société Nourrissant Certains Fainéants

ou Source Nationale de Catastrophes Ferroviaires

ou Sans Nous Les Cafés Fermeraient

F I S C Fédération Incomprise de Sadiques Criminels

ou Faut Inciser et Saigner le Contribuable

C A P Certificat d’Aptitude à la Pauvreté

B A C Brevet d’Accès au Chômage

B T S Brevet de Traîne Savates

S D F  Sans Difficulté Financière

Et le petit dernier auquel il fallait penser :

B E L G I Q U E Bordel Etabli Lentement Grâce à l’Idiotie de Quelques Ultra Emmerdeurs…

Suggestions de définitions nouvelles pour le dictionnaire de l’académie française

Certains d’entre vous ont peut-être saisi au vol l’information relative au dictionnaire de l’Académie Française dont la dernière mouture vient de sortir. Il s’agit d’un dictionnaire normatif, tel Le Littré, s’opposant en cela aux dictionnaires descriptifs, comme Le Robert ou le Petit Larousse qui visent à décrire l’état de la langue française telle qu’elle est parlée aujourd’hui. Le Dictionnaire de l’Académie Française cherche à préserver en l’état la langue française littéraire, telle qu’elle devrait être écrite (et parlée).

Hélas, « L’Académie ne constate plus l’usage ; elle le fait. » Un mot n’est considéré que si sa fréquence d’emploi écrite est suffisante. Ainsi, sa sixième édition codifia la réforme de l’orthographe française de 1835, qui effectua le passage « du françois au français ».

Conscients de l’importance du mot juste, les Gars du Nord entendent apporter leur modeste contribution à ce monument de référence du « bien-s’exprimer ». Nos amis Jean-Pierre BOSSUT et Christian LEIGNEL nous ont adressé par mail, le premier en juin et le second en novembre, une synthèse de leurs travaux préparatoires…

SUGGESTIONS DE DEFINITIONS NOUVELLES

De Jean-Pierre BOSSUT en juin 2011 :

Mozart : Célèbre compositeur que l’on écoute le plus souvent dans les pizzerias car on sent bien que mozzarella.

Beauté intérieure : Concept inventé par les moches pour pouvoir se reproduire.

Sudoku : Qui a le Sudoku a le nord en face.

Porte-clefs : Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d’un coup au lieu de les perdre une par une.

Cellulite : Couche graisseuse qui enveloppe souvent les femmes, mais emballe rarement les hommes….

Masochisme : Concept proche de la politesse : frapper avant d’entrer.

Etat : Système mafieux le mieux organisé de tous les temps.

Cravate : Accessoire servant à indiquer la direction du cerveau de l’homme.

Carla Bruni : Blanche-neige moderne ayant eu une préférence pour un des sept nains (Grincheux).

Maison Blanche : Actuellement Barack noire.

Voiture : Invention ingénieuse, permettant de contenir 110 chevaux dans le moteur et un âne au volant.

Maquillage : Opération qui consiste à tuer des baleines pour décorer des thons.

Parents : Deux personnes qui t’apprennent à marcher et à parler pour ensuite te dire de t’asseoir et de fermer ta gueule.

Titeuf : Ce qui sort de la Titepoule.

Orteil : Appendice servant à détecter les coins de portes.

Egalité des sexes : Nouveau concept créé par les hommes pour ne plus payer le restaurant.

Monter un meuble Ikea : Expression moderne signifiant « passer un week-end de merde ».

Etre au bout du rouleau : Situation très peu confortable, surtout quand on est aux toilettes.

Facebook : Le seul endroit où tu parles à un mur sans être ridicule.

Boule de flipper : Testicule de dauphin.

Le ton monte : Façon familière de signaler qu’une femme moche prend l’ascenseur.

Oui-Oui : Fils illégitime de Sissi.

Je me suis fait un bleu : Expression couramment utilisée par Zahia.

GPS : Seule femme que les hommes écoutent pour trouver leur chemin.

Psychopathe : Psychologue chez Lustucru.

Poussin : Insecte parasite en bonne santé.

De Christian LEIGNEL en novembre 2011 :

Suppositoire : Invention qui restera dans les annales.

Oui chérie : Gain de temps

Mister freeze : L’homme le plus sucé au monde.

Soutien-gorge : Synonyme de Flamby. Tu tires la languette et tout tombe.

Les ex : C’est comme la prison, si tu y retournes c’est que tu n’as pas compris la leçon.

Où est donc mon Ricard : Moyen mnémotechnique pour retenir les conjonctions de coordination.

Péniche : C’est oune zizi portugaiche.

Pruneau : Synonyme de personne âgée. Qui est ridé et qui fait chier.

Aides internationales : Aides payées par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres.

Pharmacie : Confiserie pour vieux.

Jardiland : Seul endroit ou si tu prends trois râteaux, tu as une pelle offerte.

Blonde : Concept destiné à faire croire que les autres femmes sont intelligentes.

Meurtre de sang froid : Ice crime.

Sentiments partagés : Quand votre belle-mère est en train de reculer dans le ravin avec votre voiture toute neuve.

Archipel : Outil pour creuser des architrous.

Les ciseaux à bois : Les chiens aussi.

Femme : C’est comme le café, au début ça excite mais, rapidement, ça énerve.

Carte bleue : Viagra féminin.

L’amour : C’est comme un jeu de cartes, si tu n’as pas un bon partenaire, il vaut mieux avoir une bonne main.

Le Gospel : C’est quand ton gamin a pris un coup de soleil.

Femme : C’est comme une haie. Si tu ne t’en occupes pas, elle part chez le voisin.

Femme facile : Femme ayant les même besoins sexuels qu’un homme.

Homme riche : Celui qui gagne plus d’argent que ce que sa femme en dépense.

Grand amour : Expression datant du XVème siècle, lorsque l’espérance de vie était de 35 ans.

Fainéant : Ne jamais remettre à demain ce que tu peux faire après demain.

Saturne : C’est quand tu es buré.

Atypique : T’es mal rasé.

Un poussin : Égal 2.

Que nos Académiciens en prennent de la graine : bien expliqué, le français est plus facile…

Cafougnette (beffroi novembre 2011)

Le petit Cafougnette discute avec un copain dans la cour de l’école.

— T’as d’mindé quoi, ti, à ch’Père Noël ?

— Mi, j’ai d’mindé un train électrique, et ti ?

— Mi, j’ai d’mindé des Tampax !

— Quo qu’ch’est cha ?

— Jeun’sais nin ! Mais avec, té peux faire du vélo, du bidet, de l’gym et pis nager à l’piscine…

***

Cafougnette s’est perdu dans les bois. Il aperçoit une petite cabane et va frapper à la porte :

— Y’a quéqu’un ?

— Ouais ! répond une voix d’enfant.

— Tin père i est là ?

— Nan ! I est parti y’a un quart d’heure !

— Et t’mère, all’est là ?

— Nan, all’est partie d’ichi au momint qu’j’arrivos !

— Mais que famille ! O’n’êtes jamais insempe, alors ?

— Nan ! Ichi, ch’est chés cabinets !

***

Madame Cafougnette vient d’avoir son permis. Elle s’engage à contre-sens sur l’autoroute.

— Mais i sont maboules ed’rouler si vite ! Et i n’savent té pon rouler à droite, binde ed-niqu’doules !

Finalement, elle se fait intercepter par la police.

— Ej’m’in doutos qu’j’allos vous vir ! I m’faijottent tertous des appels ed’phares !

***

Brèves de volant (beffroi novembre 2011)

 

clip_image002(racontées par un policier : c’est du vécu rapporté par notre ami Jean-Paul HUART)

— Monsieur, vous venez de brûler deux feux rouges !

— Bah, ils étaient orange sanguine, oui !

***

Pendant son contrôle, un homme sort de sa voiture, s’éloigne de quelques mètres et revient nous dire à propos du feu rouge, qu’il vient de griller : « Je le découvre… »

***

clip_image004L’excuse d’un homme qui vient de brûler un feu : « Je décongestionne la circu-lation ! »

***

Une femme que le motard va verbaliser pour un feu rouge, sort de son véhicule et nous dit : « Messieurs, soyez négligents avec moi ». Indulgents, voulait-elle dire.

***

clip_image005Un homme d’un certain âge, en costume, au volant d’une voiture de sport, circule à vive allure, de nuit, en agglomération. Il est contrôlé, tous ses papiers sont en règle. Nous les lui rendons en l’invitant à lever un peu le pied. L’homme recule d’un pas, s’immobilise et lève son pied en nous regardant, étonné…

Cafougnette (beffroi septembre 2011)

A l’école, la maîtresse a demandé à ses élèves de lui citer les divers éléments de la nature.

— Y a l’iau, Madame, dit l’un.

— Y a ch’fû, Madame, dit un autre.

— Y a l’ tierre, dit un troisième.

— Y a l’ bière, dit Cafougnette.

— La bière ? s’étonne l’institutrice. Comment cela ? Explique-moi !

— Ben, dit le petit. Em’ mère all’ dit toudis qu’ min père, tant qu’il a de l’ bière, i est dins sin élément…

SI L’ BON DIEU AUROT VOULU

FEFINDE ED’ BOIRE EL’ BIERE,

I LI AUROT DONNE

L’ GOUT D’IAU !

Brèves de volant (beffroi septembre 2011)

(racontées par un policier : c’est du vécu rapporté par notre ami Jean-Paul HUART)

— Vous roulez un peu vite, Monsieur, vous ne pensez pas ?

— Oui je sais, mais j’ai des surgelés dans le coffre !

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— Et la ligne blanche, Madame ?

— Ecoutez, je conduis là… J’peux pas regarder par terre !

— Bonjour Monsieur, vous n’avez pas vu le feu rouge derrière ?

— Si, si, j’ai bien vu le feu rouge ! C’est vous que je n’ai pas vu…

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Un jeune homme en infraction refuse de signer son procès-verbal, mais écrit :

— Je ne reconnais pas la fraction !

Nous demandons à un jeune son adresse :

— Vous demeurez où, Monsieur ?

— Vous m’ traitez pas de demeuré !

Cafougnette

Cafougnette a été bien sage à l’école. En rentrant à la maison, sa maman lui dit :

— T’as été fort sage, min loute, j’sus fin bénache. Alors, té peux m’deminder chu qu’ té veux !

Alors Cafougnette :

— Ej’ veux pus y aller !

Le petit Cafougnette arrive à l’école.

— Tu as encore oublié de te laver la figure, dit l’instituteur. Il n’est pas difficile de deviner ce que tu as mangé ce matin pour ton petit déjeuner… Du café au lait !

— Nan, répond le gamin, cha… ch’étot hier !

Le petit Cafougnette est allé à l’école pour la première fois.

Son père rentre de la fosse et lui demande de lui raconter sa journée.

Alors le petit va au coin, met ses mains sur sa tête et dit :

— Ravise chu qu’ j’ai appris !